Un million de tonnes d'eau radioactive pourraient être libérées dans la mer à Fukushima

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Un million de tonnes d'eau radioactive pourraient être libérées dans la mer à Fukushima . video : Un million de tonnes d'eau radioactive pourraient être libérées dans la mer à Fukushima date 2020-10-01T08:39:51+00:00

C'est l'option que le gouvernement japonais a pour l'instant choisie afin de se débarrasser des eaux contaminées de la centrale.

Neuf ans après l'accident nucléaire de Fukushima, la menace d'une contamination radioactive est toujours bien présente. En cause, la gestion de l'énorme quantité d'eau contaminée stockée dans la centrale japonaise.

Depuis 2011, date de la catastrophe nucléaire, plus d'un million de tonnes d'eau contaminée se sont ainsi accumulées sur le site. Utilisée pour refroidir les coeurs des réacteurs, cette eau chargée d'éléments radioactifs est une épine dans le pied pour les autorités du pays.

Tokyo Electric Power Company (Tepco), la société nationalisée qui exploite la centrale, se heurte à deux problèmes de taille: d'un côté, elle ne disposera plus de place pour stocker l'eau d'ici 2022, rapporte The Independent; de l'autre, il lui est aujourd'hui impossible d'éliminer toutes les particules radioactives qu'elle contient.

Pour éviter un accident sur les près de 1.000 réservoirs contenant ce liquide, le gouvernement veut agir vite. Pour l'instant, la solution retenue serait de rejeter ces eaux dans la mer, selon des plans provisoirement acceptés par l'exécutif.

Tritium

Depuis des années, Tepco essaye de traiter ce liquide qui contient près de soixante-deux composants radioactifs, afin de le rendre inoffensif pour l'être humain. L'un des composants, le tritium, serait pourtant toujours bel et bien présent dans ces eaux. Cet isotope de l'hydrogène est plus difficile à séparer de l'eau que les autres éléments radioactifs traités par la centrale.

Alors que plusieurs options ont été étudiées par le gouvernement -comme de laisser l'eau s'évaporer- des expert·es travaillant pour le ministère japonais de l'Économie ont conclu que laisser couler l'eau dans l'océan était le meilleur des choix. Concernant le tritium spécifiquement, les (...) Lire la suite sur Slate.fr

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