Crise de l'hôpital : Plus de 300 médecins chefs démissionnent

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Crise de l'hôpital : Plus de 300 médecins chefs démissionnent . video : Crise de l'hôpital : Plus de 300 médecins chefs démissionnent date 2020-10-01T07:26:57+00:00

Pour remettre la pression sur le gouvernement à l'approche d'une nouvelle mobilisation de l'hôpital public le 14 février, plus de 300 praticiens hospitaliers ont officiellement renoncé à leurs fonctions administratives et d'encadrement - tout en continuant d'assurer les soins.

De Rennes à Marseille, Paris ou Caen, des médecins chefs de services démissionnent en chaîne depuis une semaine, pour remettre la pression sur le gouvernement à l'approche d'une nouvelle mobilisation de l'hôpital public le 14 février. L'ambiance était déjà tendue, désormais la rupture est consommée. En une semaine, plus de 300 praticiens hospitaliers ont officiellement renoncé à leurs fonctions administratives et d'encadrement - tout en continuant d'assurer les soins. Ceux du CHU de Rennes ont donné le coup d'envoi le 27 janvier: d'un seul coup, 54 médecins ont remis leurs lettres de démission. Ils entendaient ainsi protester contre "la diminution du financement global de la santé et des missions qui n'arrêtent pas d'augmenter, sans qu'il n'y ait des ressources en regard", selon le pneumologue Hervé Léna.

Deux jours plus tard, la scène s'est reproduite au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), avec 56 chefs de service de six hôpitaux de l'ouest et du sud de Paris. Rebelote dimanche dans le nord-est de la capitale, avec 27 démissions à Robert-Debré et quelques centaines de personnes formant une chaîne humaine autour de cet établissement pour enfants. "Malheureusement, le gouvernement n'en a cure", regrettait Julie, infirmière en réanimation pédiatrique et "pas loin du burn-out", convaincue qu'après les médecins, les soignants (vont) aussi finir par quitter le navire". En attendant, le décompte a encore évolué lundi, avec 36 démissions à Caen et une vingtaine à Saint-Louis (Paris), dont l'hématologue Hervé Dombret, qui ne veut plus discuter avec sa direction des "restrictions budgétaires imposées à l'hôpital depuis plus de dix ans".

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